Ambroisie : coupez court à l’allergie !

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L’ambroisie est une plante envahissante dont le pollen, très volatile, provoque des allergies respiratoires virulentes en août et septembre. Elle constitue ainsi un risque réel pour la santé publique. Son élimination est de la responsabilité de chacun et fait l’objet d’une réglementation.


L’allergie au pollen d’ambroisie est devenue en quelques années un véritable enjeu de santé publique.
L’allergie peut se déclarer à n’importe quel âge.
Une étude menée par l’Agence régionale de Santé Rhône-Alpes en 2014, a montré que 21% des personnes vivants en zone fortement exposées au pollen d’ambroisie, y sont allergiques (contre 9 % dans les autres secteurs). Chaque année, les dépenses de soins et les arrêts de travail liés à l’allergie à l’ambroisie en Rhône-Alpes représente un coût d’environ 15 millions d’Euros pour près de 200 000 personnes allergiques.

Quels sont les symptômes ?

Les symptômes les plus courants sont les
suivants :

 

  • RHINITE : nez qui pique, coule, éternuements
  • CONJONCTIVITE : les yeux sont rouges, gonflés, larmoyants et ils grattent
  • TRACHÉITE : toux sèche
  • ASTHME : difficulté à respirer, parfois très grave chez les personnes sensibles
  • URTICAIRE, ECZEMA : atteintes cutanées, rougeurs, boutons, démangeaisons


Alors que les classiques rhumes des foins apparaissent en mai-juin, les allergies provoquées par le pollen d’ambroisie sont beaucoup plus tardives : elles commencent en général vers la mi août et peuvent se prolonger jusqu’en octobre, avec un maximum d’intensité en septembre.
Les symptômes sont d’autant plus prononcés que la quantité de pollen dans l’air est importante.
Le pollen de l’Ambroisie est un des plus allergisants, il suffit, donc, de quelques grains de pollen par m3 d’air pour que les symptômes apparaissent.


Comment lutter contre l’ambroisie ?

L’ambroisie est une fabuleuse machine de production de pollen et de graines : plusieurs millions de grains de pollen par jour et par pied, et jusqu’à 3 000 graines par pied.
La plante est annuelle mais la durée de vie des graines d’ambroisie dans les sols est d’environ 20 ans…
Les graines, dépourvues de dispositif de dispersion par le vent, ne peuvent être déplacées que par le ruissellement des eaux, le déplacement de terres infestées ou les engins agricoles et de travaux public.
L’ambroisie n’aimant pas la concurrence, elle se développe essentiellement sur les sols à faible couvert végétal.
La lutte contre l’ambroisie nécessite de mettre en œuvre des actions de prévention et de traitement.

La PREVENTION :

  • Végétaliser : enherber sans délai, toute surface de terre nue, y compris les tas de terre et abords de chantier ; partout où cela est possible, partir sur un ensemencement durable de trèfle ou luzerne ; Pailler les espaces verts en attente de plantation ou semis (paillis épais, ou textile).
  • Eviter la dispersion des graines : ne pas déplacer les terres contaminées / surveiller la provenance de terres et remblais rapportés, utilisés sur des chantiers (éviter si possible qu’ils proviennent de terrains infestés).


Le TRAITEMENT :

  • Arracher (arrachage manuel ou par un travail mécanique du sol) : c’est la méthode la plus efficace quand elle est possible (petites surfaces). L’arrachage doit être réalisé avant la floraison (avant fin juillet).
  • Faucher : Le fauchage ou le broyage sont les techniques privilégiées sur les grandes surfaces infestées. Plusieurs passages sont nécessaires. De préférence, une première coupe est à effectuer en juillet, juste avant la floraison, et une seconde fin août (une coupe à 5 cm environ au stade de croissance végétative de la plante n’empêche pas l’émission de nouveaux rameaux producteurs de fleurs). La hauteur de coupe est à adapter : couper ras (2 à 6 cm) si infestation majoritaire en ambroisie, couper assez haut (environ 10 cm) si présence importante d’un couvert de graminées afin d’éviter le décapage du sol et le redémarrage d’ambroisie en plaque. En cas de fauche ou de broyage précoces (au printemps), la repousse de la plante est quasi systématique et implique un deuxième voir un troisième passage.


En agriculture, de nombreuses techniques existent. Ne pas hésiter à interroger la chambre d’agriculture.
En période de floraison, le travail sur l’ambroisie (arrachage notamment) impose de se protéger du pollen (masque, lunettes et gants).
L’ambroisie doit être absolument détruite avant grenaison, et ce, afin de ne pas augmenter le stock de graines dans le terrain.


Comment reconnaître l’ambroisie ?

Aux différents stades de son développement, l’ambroisie à feuille d’armoise peut être confondue avec d’autres plantes (notamment avec l’armoise commune et l’armoise annuelle). Aussi, pour l’éliminer efficacement, il est nécessaire de bien la reconnaître :

  • Tige velue (couverte de poils blancs) et rougeâtre ;
  • Feuille verte clair sur les 2 faces, profondément divisée jusqu’à la nervure ;
  • Pas d’odeur quand on froisse la feuille ;
  • Fleurs en épis au sommet des tiges, couleur vert-jaune avant éclosion, jaune après éclosion, très pollinisantes.


Contrairement à l’ambroisie, l’armoise commune a le dessous des feuilles de couleur argentée.


Que faire si j’en vois ?

- Sur ma propriété : je l’arrache !

- Hors de ma propriété et sur un terrain public, s’il y a seulement quelques plants : je l’arrache !

- Hors de ma propriété, s’il y a en a beaucoup : je signale la zone infestée par un des moyens suivants :



Chaque signalement est transmis à la commune concernée.


Pour en savoir plus :


http://www.ambroisie.info/

http://www.signalement-ambroisie.fr

Date de modification : 13 juin 2016