Mars 2015

Retrouvez les expressions libres des partis majolans.


  Fiers d’être Majolans !


Chères Majolanes,Chers Majolans,

Le thème que nous abordons ce mois-ci dans votre Cap Meyzieu est d’utilité publique.
La manière dont nos enfants s’alimentent, ne parle pas seulement de ce qu’ils ingurgitent chaque jour à la cantine ou au self. Il ne s’agit pas de choisir la meilleure façon de leur faire prendre un nombre précis de calories mais d’envisager ce thème comme une des fondations pérennes de santé publique et d’éducation civique.
Depuis quelques années, il y a une prise de conscience des enjeux liés à la nutrition. Il est nécessaire de contrer avec force certaines modes alimentaires farfelues que nous voyons fleurir fréquemment ici ou là et pouvant conduire à des problématiques de déséquilibre alimentaire, notamment en réaffirmant les
recommandations des autorités de santé publique dans les écoles. Les services de votre ville s’inspirent évidemment de cette politique afin que cette question reste une priorité essentielle. Notre nutritionniste s’emploie ainsi à créer des menus suivant ces préceptes pour que les enfants puissent bénéficier d’une alimentation équilibrée, vecteur de bonne santé.
Michel Forissier fait partie de ces personnes responsables qui ne balaient ni les petites ni les grandes questions et qui, non content de prendre des positions fermes, met en place les éléments tangibles d’une action efficace. Aussi, même si la réglementation n’oblige aucune commune à prendre en charge la restauration scolaire, il est du devoir du premier magistrat de la ville d’offrir la possibilité à ses administrés de confier sur le temps méridien du déjeuner, leurs enfants. Ils doivent pouvoir bénéficier dans un cadre sécurisé et surveillé, d’un repas équilibré avant de reprendre les enseignements de l’après-midi.
Votre ville engage une part importante de son budget afin d’embaucher des agents pour la restauration en tant que telle, mais aussi pour l’encadrement, la surveillance et le temps périscolaire, sans faire peser sur les familles le lourd poids du coût de ce service. 
Le prix de l’accès à la restauration scolaire ne doit jamais être un frein. La cantine est un lieu de mixité sociale auquel les enfants doivent pouvoir accéder, sans que son financement ne devienne une source d’exclusion. C’est aussi le moyen pour certains parents qui se trouvent dans une extrême précarité de pouvoir offrir à leur enfant, un repas équilibré dans la journée. Les municipalités ne peuvent que combattre, notamment par ce biais, les inégalités sociales. Nous avons besoin de trouver la meilleure voie possible pour accéder au vivre ensemble et l’exemple de la cantine scolaire est, à mon sens, un beau symbole de notre nation.


Florence Bocquet

  Meyzieu, c’est avec vous


Nous laissons la parole à un Majolan.

Les attentats du début d’année, aussi atroces qu’inacceptables, ont suscité une
immense réaction populaire dont nous nous félicitons. Face aux atrocités commises, que ce soit à Charlie Hebdo ou au supermarché casher, face à certaines réactions qui s’en sont suivies (qu’elles soient islamophobes ou antisémites), il est indispensable de réaffirmer le principe de laïcité dans notre société, qui garanti la liberté de culte (et de non-culte) et qui établit la séparation de la religion et de l’État. C’est une condition du vivre ensemble, dans le respect de chacun.
Bien entendu, nous avons participé aux divers rassemblements, notamment sur Meyzieu. Celui organisé par la municipalité a pourtant quelque peu heurté notre exigence laïque. Pourquoi avoir choisi la chanson de Leonard Cohen “Allelujah”, texte qui joue avec la symbolique religieuse ? Ce refrain chanté “à la gloire de dieu” est un manque de respect aux morts de Charlie Hebdo et à certains citoyens de Meyzieu présents à ce rassemblement et qui ne partagent pas ce symbole. A l’heure où la laïcité doit être réaffirmée, nous considérons ce manquement comme une faute politique.
A toutes les provocations, aux attentats criminels, dont les motivations sont prétendument religieuses, nous ne devons apporter que des réponses
citoyennes et républicaines. Nos responsables politiques peuvent-ils imposer leur foi, leurs convictions ou croyances dans le cadre de leur mandat et donc de leur vie publique ? Pour notre part, aujourd’hui encore plus qu’hier, notre réponse est non. Il nous semble essentiel d’être très attentif à faire en sorte que la laïcité ne soit pas qu’une injonction morale mais une réalité à faire vivre (ensemble) au quotidien pour rassembler les citoyens, quels qu’ils soient.


Rémi Thibert

  Pour vous et avec vous


Après les massacres à Charlie hebdo et à l’Hyper Casher, un énorme élan populaire de soutien aux valeurs de la République : Liberté mais aussi Egalité et Fraternité, s’est manifesté dans notre ville comme dans le pays. Il ne peut pas rester sans lendemain. 

Des mesures de sécurité ont été programmées au niveau national, certes, elles sont indispensables mais elles ne sauraient suffire. Beaucoup le reconnaissent, le fond du problème est social. Une partie de la population, dans les « quartiers ghettos », se sent exclue de la nation, au point que certains français se radicalisent et que d’autres tombent dans la délinquance. Cela concerne notre ville où des jeunes soupçonnés de « djihadisme », ont été arrêtés à deux reprises ces derniers temps. Nous avons proposé au Maire de voir quelles mesures nous pouvons prendre pour lutter contre les inégalités, développer la fraternité et faire reculer toute forme de racisme : d’abord, en exigeant de l’Etat qu’il prenne les mesures pour la sécurité, pour l’emploi, pour l’école…mais aussi pour qu’il donne les moyens nécessaires à la commune afin qu’elle puisse répondre aux besoins des Majolans, développer des actions en particulier dans les quartiers où se retrouvent les gens en difficulté. Au moment où un audit social est réalisé dans un notre ville, il faudrait lui donner comme objectif d’envisager quelles mesures prendre, pour lutter contre l’exclusion, l’injustice et les inégalités et développer le lien social. On devrait organiser la consultation, la participation des Majolans, en faire des citoyens acteurs dans la ville, pour décider des mesures nécessaires pour améliorer leur vie. Avec eux, on devrait agir pour que l’emploi, le logement, la santé, la culture soit accessibles à tous. En ce sens, nous avons fait de nombreuses propositions concrètes mais c’est avec l’implication des Majolans que cela sera possible.


Françoise Pagano

  Meyzieu Bleu Marine


Chers Majolans, ma réflexion de ce mois ci portera sur la sécurité dans notre bonne ville car je crois que ce sujet est particulièrement d’actualité en ce moment.

Tout d’abord, parlons un peu circulation : de nouvelles avenues ont été ouvertes
récemment ; comme beaucoup d’autres, elles mériteraient peut-être une signalétique un peu plus poussée que la très ancienne croix de St André en modèle réduit annonçant une priorité à droite. En effet, lorsque vous abordez Maréchal Lyautey en venant de Joseph Desbois ou la rue du Commerce en circulant dans la rue Antoine Vacher ou encore la rue des Calabres lorsque vous circulez rue du Gravier Blanc, vous avez intérêt à être particulièrement prudents tant il est évident que la Mairie préfère les économies à la sécurité de ses concitoyens. Nos trois nouveaux agents de Police Municipale auront je pense fort à faire en matière de constats d’accidents. Bienvenue à eux quand même.
En allant crescendo, il semble que le SIVOM prenne l’eau, son Directeur venant d’être suspendu pour « irrégularités ». Effectivement si l’on en juge par la très longue liste de bizarreries relevées par les syndicats et les autorités des communes concernées, on ne peut que s’interroger sur le sérieux des critères de sélection des personnels sensés présider aux destinées de ce syndicat.
Toujours crescendo, on constate que la « Justice » de Taubira fait de plus en plus d’émules dans nos prétoires ; j’en veux pour preuve ce majolan poursuivi pour flagrant délit de cambriolage le 20 janvier, condamné à 18 mois fermes SANS MANDAT DE DEPOT, poursuivi parallèlement pour tentative de vol à main armée (pharmacie de l’avenue de Verdun en juillet dernier), placé en garde à vue le lendemain de sa condamnation, présenté le 22 janvier à un Juge d’Instruction et.REMIS EN LIBERTE illico presto ! Ben voyons, pauvre petit, c’est pas bien,
faut pas recommencer !
Encore un candidat au djihad interpellé à Meyzieu ! Cela commence à faire beaucoup pour une ville si calme selon la Mairie. La première fois, en septembre dernier, ces braves gens fomentaient un attentat à Lyon, aujourd’hui il ne s’agirait que d’un voyage en Syrie ! OK, moi je veux bien, mais quelque part cela fait quand même un peu froid dans le dos, même si, comme d’habitude du côté des mosquées on rappelle la main sur le cœur que ces faits n’ont rien à voir avec l’islam. Je me demande par contre pourquoi on empêche quelqu’un d’aller faire un tour en Syrie, au point de l’écrouer pour cela. Si je veux y aller moi, on va me mettre en prison ?Qu’on les empêche de revenir une fois entraînés et armés, soit, mais avant ? Et s’ils ne reviennent pas, franchement, c’est grave ?


Alain Pechereau - Groupe Meyzieu Bleu Marine - Permanences 1er et 3e mardi de chaque mois - Maison des Associations

  Odette Garbrecht


La société cherche des réponses depuis la folie du 7 janvier.

On pointe du doigt l’école, oubliant tous les efforts, non reconnus, qu’elle consacre à l’instruction, alors que l’éducation au jugement est souvent affaire des parents. On pointe du doigt la jeunesse, oubliant que la société hésite à affirmer la Loi face aux délinquants récidivistes.
On pointe du doigt les « quartiers », oubliant que le problème majeur, c’est le chômage qui touche toutes les catégories d’âge.
On pointe du doigt les communautés, oubliant que le principe de laïcité est la référence qui supplante toutes religions, dans notre République.
On pointe du doigt les medias, oubliant que les nouvelles technologies ont ouvert des espaces de connaissance et de partage.
On crie haut et fort le principe de liberté, oubliant de transmettre les devoirs qui lui sont liés.
C’est un tout. Prendre la mesure des problèmes et avoir le courage de s’interroger. Article rédigé le 2 février 2015. odette.garbrecht@meyzieu.fr


 


 


 

 


 


 


 


 

Date de modification : 23 février 2015