Mars 2014

Retrouvez les expressions libres des partis majolans.

 Ensemble pour Meyzieu

Pour la dernière expression de groupe avant les élections municipales, j’ai souhaité faire un rappel du rude cheminement que fut l’accès à la démocratie. Il est important de nous souvenir que ce fut un combat féroce qui résonne, aujourd’hui encore, dans les urnes. 

Après la révolution française de 1789, entre 1791 et 1848, plusieurs modes électoraux censitaires sont mis en place : seuls les hommes qui paient une contribution à l’impôt, au-delà d’un montant défini, peuvent voter. L’âge des votants, lui aussi, est défini. Pendant cette période, le droit de vote va aller et venir, entre modernité et conservatisme, au gré des différents régimes. Ainsi pendant la Restauration, les plus riches avaient le droit de voter deux fois, ce qui n’était ni plus ni moins que du clientélisme. Au retour de la République en 1848, le suffrage universel masculin, en vote secret, est adopté. Ainsi tout homme, ayant 25 ans révolus et tous ses droits civils, peut voter. Ce droit restera inchangé jusqu’en 1944, soit presqu’un siècle plus tard, où il est enfin accordé aux femmes. Puis en 1974, l’âge est abaissé à 18 ans. 

Le peuple français a payé chèrement le droit à disposer de lui-même. Pas-à-pas, il a accédé à toutes les libertés : la liberté d’opinion, la liberté d’expression, la liberté d’association, acquises en 1901, qui donne le droit, aux personnes, de se réunir et de former un groupe, ce qui donne naissance aux partis politiques tels que nous les connaissons aujourd’hui. Puis vient la liberté de manifester, de soutenir une cause et de se réunir pour faire entendre sa voix. Enfin, le droit le plus fondamental, celui qui découle des autres, qui les catalyse et les relie : le droit de vote. 

Y a-t-il plus grande expression possible, que celle pour laquelle tant d’hommes et de femmes se sont battus, lors des révolutions et des guerres ? Sans distinction aucune, sans hiérarchie, les citoyens sont égaux dans l’isoloir, face à leur conscience. 

Un proverbe dit que le silence est d’or, la parole est d’argent. Qu’en est-il, alors, de l’abstention qui laisse le peuple muet, qui l’enlise et l’emprisonne ? Faut-il se laisser bercer par la résignation ou décider d’agir ? 

Redonnons aux mots démocratie (dêmos, kratos : peuple et pouvoir) et politique (politikè : science des affaires de la cité), leurs réelles signification et implication dans notre vie de tous les jours. 

Allons voter les 23 et 30 mars prochain.

Paul Baud

 La Gauche Majolane

Vivre ensemble. Une belle formule ? Non, une réelle valeur que nous devons tous partager. 

Vivre ensemble, c’est savoir partager nos coutumes, savoir accepter la différence de l’autre, réfléchir sur ce qui est différent et donner à connaître ce qui fait nos racines. Vivre ensemble, c’est échanger, c’est communiquer. Notre société d’aujourd’hui évolue et cette évolution est inéluctable. Notre identité nationale s’enrichit comme elle le fait depuis des siècles de tous ces apports.

Nombre de français ont des origines diverses, d’Europe, d’Afrique et d’Asie. Notre beau pays a su bâtir un socle solide. Ainsi la liberté d’expression, de penser, la liberté de vivre comme on l’entend et avec qui on le souhaite, l’égalité des sexes face au travail, la liberté pour les femmes de choisir de devenir mère… La liberté de culte aussi. Faut-il rappeler que les trois grandes religions du Livre ont la même origine et que les lieux de prière sont avant tout des lieux d’amour ? Cessons d’attiser la haine au nom de la religion car ici, en France, nous nous sommes battus pour une république laïque. Cessons d’attiser la haine par refus de la différence.

Toutes ces libertés sont des droits qu’il nous faut défendre. Mais droit signifie aussi devoir et nous avons le devoir de veiller au strict respect des valeurs de la République parce que ce qui fait le bonheur de notre démocratie, c’est aussi ce qui pourrait en faire son malheur. 

Vivre ensemble, c’est « la tarte à la crème » sans cesse énoncée par nos politiques, alors essayons de donner du sens à ces mots. François, René, Pedro ou Aïcha, la valeur d’un individu serait-elle conditionnée à son prénom, à ses origines, à sa profession ?

Vivre ensemble, ce n’est pas juger à priori, sans connaître, sans écouter. Vivre ensemble, c’est rejeter ce qui dégrade l’image de notre Démocratie. Notre pays, notre ville, ont été construits de plusieurs matériaux, le ciment qui les lie est le socle sur lequel reposent les valeurs de la République. 

Sachons nous appliquer ce que nous voudrions que tant d’autres s’appliquent, rejetons les idées reçues et les amalgames, sachons nous battre contre ceux qui rejettent le « Vivre ensemble », contre ceux qui rejettent les valeurs de la République.

Ainsi VIVRE ENSEMBLE prendra tout son sens.

Les élus du groupe « La Gauche majolane »

 Meyzieu en mouvement

Voici comment depuis presque 6 ans nous avons conversé ensemble, ceci est sans doute la dernière ou l’avant-dernière expression de la liste « Ouvrir Meyzieu », pendant toutes ces années, j’ai essayé de vous parler du Meyzieu que j’aime et celui que j’aimerai tant voir évoluer, je pense être rester sur les problèmes Majolans car le débat politique national est certes intéressant, mais n’a pas sa place dans cette rubrique. 

En relisant mes petits mots, je suis frappé par la récurrence du thème du centre-ville, de l’image de Meyzieu, des thèmes de développement durable et d’environnement, tous ces thèmes que j’ai gardés en fil rouge. Je n’ai pas vu passer ces années qui m’ont permis de me familiariser avec le fonctionnement d’une commune et de mieux vous connaitre, très certainement les années prochaines seront différentes et encore riche de rencontres, je reste également admiratif des engagements de chacun au service des autres c’est ici que vit la démocratie c’est pour cela que nous sommes une démocratie solide ! C’est aussi pour cela qu’il ne faut pas la galvauder et la faire vivre notamment en allant voter les 23 et 30 mars prochain pour les municipales, à très bientôt !! 

F Herlemont

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 Ensemble à Gauche

Dans notre pays, la richesse ne cesse d’augmenter, mais la politique d’austérité que nous impose le gouvernement, nous enfonce dans la crise, et favorise les plus fortunés qui continuent à s’enrichir tandis que pour la plus grande partie de la population, les difficultés augmentent. De plus en plus de gens sont sous le seuil de la pauvreté et des salariés sont incapables de faire face aux dépenses essentielles de la vie. Alors, pour beaucoup, c’est la crainte de perdre son emploi et même son logement, bref les moyens de mener une vie décente. Dans ces conditions, les Majolans ont besoin, au niveau local, d’une politique sociale qui les protège et les aide à faire face à ces difficultés. Mais, des Majolans nous ont fait part de leur désarroi devant le manque de réponse à leurs demandes. Ainsi, des jeunes sans emploi se désespèrent de voir leur horizon bouché : le chômage des moins de 25 ans continue à progresser et on ne leur propose pas d’emplois stables. Des jeunes couples, se heurtent au manque de places d’accueil pour leurs enfants dans les structures municipales. Des personnes âgées, momentanément invalides, ne peuvent obtenir le portage de repas à domicile car le service est complet. Même situation pour l’aide à domicile qui ne peut faire face à la demande : ainsi, une personne incapable de subvenir à ses besoins se voit répondre qu’on ne peut rien lui offrir ; à une dame isolée, totalement handicapée par un accident, on propose une réponse, trois semaines plus tard !…La chambre régionale des comptes a constaté que notre commune avait des moyens. Ils doivent être utilisés pour répondre aux besoins des Majolans. 

 

 

 

Date de modification : 6 mars 2014