La gestion différenciée des espaces verts

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Respecter l'équilibre écologique de la nature


Pourquoi recourir à la gestion différenciée ?


Le développement très important de la ville de Meyzieu au cours des années 70 à 90 et l’expansion de l’agglomération lyonnaise ont perturbé l’équilibre écologique. Ainsi, certaines espèces animales et végétales ont disparu au profit d’espèces opportunistes comme l’ambroisie. Le travail intensif des espaces verts nécessitait alors l’utilisation régulière de produits phytosanitaires et d’engrais, qui terminaient, en passant par la terre, dans les eaux souterraines constituant le réservoir d’eau potable.

Un traitement au cas par cas


Depuis mars 2003, pour limiter ces phénomènes de pollution et d’appauvrissement des espèces, les 55 hectares d’espaces verts de la ville sont traités de manière différenciée, au cas par cas. Selon leur position géographique ou leur usage, un entretien particulier a été défini et appliqué : type de plantation, fréquence des tontes, traitements, tailles...
Ainsi, de nombreuses actions ont été menées pour limiter l’utilisation de produits phytosanitaires. Même s’il est encore nécessaire d’en employer dans certains cas, leur quantité a été divisée par dix ! Utiliser le bon produit, au bon moment et à la bonne dose, voilà la devise des agents des espaces verts de la mairie.
Voici quelques exemples illustrant concrètement la gestion différenciée :

  • Pour employer moins d’herbicides, des écorces de pin et des copeaux de bois sont déposés au pied des haies et des plantes vivaces pour empêcher la mauvaise herbe de pousser, tandis que le désherbage s’est avéré inutile sur d’autres espaces verts naturels tels que le parc du Grand Large où les allées sont désherbées par les piétinements des marcheurs.
  • Pour les pesticides, de nombreux dispositifs ont été mis en place pour réduire leur emploi : la Protection biologique intégrée (PBI) qui utilise des auxiliaires prédateurs (exemple : la coccinelle pour les pucerons), les pièges à phéromone pour les processionnaires des pins (chenilles urticantes), l’emploi d’insecticides biologiques comme le bacille de Thuringe…
  • Enfin, pour protéger l’environnement, le service des espaces verts mène également d’autres actions comme l’utilisation d’huile végétale pour les tronçonneuses et de godets en fécule de pomme de terre pour les plantations, la limitation de l’arrosage par la plantation d’espèces résistantes à la sécheresse et la variation du débit de l’eau suivant les conditions climatiques…


Des résultats encourageants


Cette gestion différenciée a déjà des effets visibles sur la ville avec l’apparition de nouvelles plantes comme des lavandes, des rosiers paysagers, de la prairie fleurie... La nature reprend ainsi un peu sa place dans un environnement propre et écologique.

Date de modification : 25 septembre 2014