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Archives / Documentation
Document d’archives : les tribulations des archives majolanes
Retracez l’histoire du service des archives de Meyzieu.
Les institutions ecclésiastiques, communales, seigneuriales puis royales se sont efforcées de tout temps de conserver leurs archives, mais ce n’est véritablement qu’à la Révolution qu’apparaît la notion d’archives publiques.
Les archives communales telles qu’on les connaît aujourd’hui naissent pour la plupart avec la loi du 20 septembre 1792, relative notamment à l’état-civil, qui institue la rédaction des actes de naissance, mariage et décès par les municipalités (rédaction auparavant gérée par les paroisses). Les officiers d’état civil doivent tenir 2 registres, dont un sera envoyé à la préfecture. La loi prévoit également le transfert des anciens registres paroissiaux à la mairie (conservés alors par les presbytères) ainsi que les archives datant d’avant la Révolution. Le maire a désormais l’obligation de conserver les archives communales au sein de l’Hôtel de Ville*.
A Meyzieu, la notion de gestion d’archives par la commune apparaît avant 1792. En effet, dès 1775, le "seizième (du mois de) février" un document atteste que les "rolles royaux et capitations" (impôts) ainsi que "les minuttes et délibérations" ont bien été remis aux archives de la "communauté"** dans une "garderobe" prévue à cet effet chez le Sieur Chenevaz, "conseiller du roi maire et notaire royal de Meysieu", qui en conservera une clef, ainsi que les consul et secrétaire greffier de ladite communauté.

Des inventaires seront faits périodiquement : notamment en 1830, en 1844...

En 1886, la commune, gérée par Louis Saulnier, fait une drôle de découverte. A l’occasion d’une affaire, Paul Arcis (futur maire majolan) avait besoin de pièces justificatives. On découvre alors que des archives appartenant à la commune sont restées dans la maison de la famille Chenevaz (qui est à Meyzieu depuis plusieurs générations ; en 1660 déjà un Sieur Chenevaz signait les actes administratifs). 90 pièces au total, formellement identifiées par l’archiviste départemental de l’Isère, n’auraient pas été restituées, malgré une requête déposée au Parlement en 1775. Meyzieu n’ayant pas de maison commune ( = mairie), elles avaient été déposées dans la « garderobe » spéciale, mais elles n’avaient pas été rendue...

Le 20e siècle voit quant à lui évoluer le service des archives. Des lois sont adoptées, des inspections communales sont réalisées (pour Meyzieu en 1909, 1929, 1954, 1975, 1985,...), des locaux sont affectés... Le dernier inventaire de 1844 ne sera certes pas mis à jour avant 1975, mais déjà en 1909 l’archiviste départemental chargé de l’inspection communale souligne l’intérêt des documents historiques conservés.

100 ans après, le service Archives-Documentation ne peut que confirmer ses dires !
*A Meyzieu, le plus vieux registre paroissial date de 1605, mais il semblerait que parmi les archives anté-Révolution, il y ait des documents beaucoup plus anciens...
**Meyzieu et Chassieu ne formaient alors qu’une seule et même communauté.
Date de modification : 16 août 2011- Ctrl + D pour ajouter aux favoris
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