La pollution de l’eau

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Protéger et surveiller nos ressources en eau


  Une surveillance à l’échelle de toute l’agglomération


La surveillance de la qualité de l’eau dans l’agglomération lyonnaise fait partie des compétences du Grand Lyon. La communauté urbaine veille ainsi à protéger les cours d’eau et nappes souterraines, à maintenir un Rhône propre, à maîtriser les eaux pluviales pour lutter contre les inondations et le lessivage des sols.
Pour plus de renseignements, consultez le site du Grand Lyon.


En 2014, l’ARS a constaté dans son rapport annuel que l’eau distribuée présentait une bonne qualité bactériologique. Téléchargez ci-dessous la synthèse du rapport.

  La pollution au chrome de 2004


Début 2004, il avait été décelé à Meyzieu une pollution accidentelle de la nappe souterraine par des hydrocarbures et du chrome. Un arrêté préfectoral d’urgence avait alors été pris pour délimiter la zone polluée. Le secteur concerné se situe de la rue Lionnel Terray jusqu’au canal de Jonage, au niveau du pont de Meyzieu et au-delà du canal, entre les secteurs de la Garenne et des petits marais.
La dépollution se poursuit et les résultats des mesures sont encourageants. Toutefois, par précaution, les recommandations concernant l’utilisation de l’eau des forages et puits à des fins sanitaires sont toujours en vigueur. Il est ainsi conseillé de ne pas utiliser cette eau pour les usages suivants : boissons, préparations alimentaires, toilette, arrosage du potager, remplissage des piscines et abreuvage des animaux.

  La pollution du Rhône aux PCB


En août 2005, des analyses sur des poissons pêchés dans le Grand Large et le canal de Jonage révèlent une contamination de ceux-ci aux polychlorobiphényles (PCB). D’origine exclusivement industrielle, ce sont des composés aromatiques chlorés qui comptent 209 congénères avec des niveaux de toxicité différents. Selon l’ONU, ils constituent l’un des douze polluants chimiques particulièrement dangereux considérés comme « polluants organiques persistants » (POP), car peu biodégradables.
Les risques liés au PCB sont évalués et pris en compte depuis seulement quelques années. Jusqu’alors, les rejets dans l’environnement de ce polluant étaient donc autorisés, dans des quantités mal estimées et de façon trop permissive.
Aujourd’hui, ces rejets ont nettement diminué, mais les PCB rejetés précédemment dans l’eau sont toujours présents, du fait de leur grande stabilité physique et chimique, et de leur faible biodégradabilité et solubilité dans l’eau. Ainsi, les PCB se déposent et s’accumulent dans les sédiments de nos cours d’eau.
Le 14 septembre 2005, un arrêté du préfet du Rhône interdisait la consommation des poissons pêchés au Grand Large et au Canal de Jonage. C’est le début d’une longue série d’arrêtés qui étendront peu à peu la zone de la contamination à une grande partie des cours d’eau français…
Le 22 février 2007, Michel Forissier, maire de Meyzieu, est le premier maire à porter plainte contre X. Depuis, il mobilise les élus et l’opinion publique pour que le dossier des PCB soit étudié au niveau national, afin de faire cesser cette pollution, de condamner les responsables et d’engager un vaste projet de dépollution du Rhône.

Date de modification : 10 juin 2015